Actualités

Partez à la découverte du « Festival des Jardins » de Chaumont-sur-Loire.

Depuis 1992, le Domaine de Chaumont-sur-Loire accueille le Festival des Jardins. Chaque année, les commissaires d’expositions définissent un thème sur lequel les paysagistes travaillent, l’édition 2016 était consacrée aux « Jardins du Siècle à Venir ».

 

Vue du Château depuis le Parc Historique, 2014 – © E. Sander

En 25 éditions, le Festival des Jardins a présenté plus de 700 créations paysagères. Ce rendez-vous mondial est devenu incontournable pour les jeunes paysagistes qui peuvent y présenter leurs œuvres et lancer des tendances grâce à de nouvelles formes, végétaux ou matériaux. Chaque année, des thématiques inédites sont abordées (eau, couleur, mémoire, jardin thérapeutique) qui sont de nouvelles façons de voir et de vivre les jardins, en prônant toujours le respect de la nature. Ces jardins, à la croisée de disciplines multiples, sont des lieux de réflexion mais aussi d’expérimentation sur l’écologie, la science et les enjeux à venir. Le Festival des Jardins souhaite avant tout enrichir et étonner le visiteur.

Chaque année une vingtaine de jeunes talents issus d’un concours international, mais aussi des paysagistes reconnus, architectes, designers ou plasticiens portent ce projet visant à mêler art contemporain et nature.

 

En 2016, les « Jardins du Siècle à Venir », proposaient aux visiteurs de se questionner sur des thèmes écologiques actuels comme la montée des eaux, les changements climatiques, le lien entre habitat et nature, etc. Les paysagistes ont alors imaginé le rapport de l’humanité future à son environnement, entre harmonie de l’Homme et de la nature, jardin urbain ou nature sauvage qui reprend ses droits.

Pour ceux qui n’ont pu se rendre au Festival, cette année, voici quelques jardins de la sélection 2016 :

Jardin « Rooftop power plant », Festival International des Jardins, 2016 – © Eric Sander

« Rooftop Power Plant » : Sur ce toit-terrasse parisien, les plantes rendent l’environnement plus agréable mais sont également génératrices d’électricité. C’est l’idée d’un avenir durable où les plantes fourniront une partie de l’énergie nécessaire à l’immeuble qu’elles surplombent.

« La maison vivante » : Il s’agit ici du prolongement ultime de la nature en ville, le jardin devient l’endroit où l’Homme vit et la nature a remplacé la ville. L’Homme du futur est vu comme un mélange de jardinier et de citadin.

Jardin « La maison vivante », Festival International des Jardins, 2016 – © Eric Sander
Jardin « Explosive nature », Festival International des Jardins, 2016 – © Eric Sander

« Explosive nature » : Sur la technique des bombes à graines, les paysagistes démontrent la capacité de la nature à se multiplier. C’est un jardin autonome qui se développe de lui-même.

« Jardin flottant du songe » : Ce jardin présente la superposition de deux mondes : la terre aride du Sud fait face à l’exubérance des villes vertes. Le visiteur, au centre, est invité à se questionner sur l’équilibre entre nature et société urbanisée.

« Le jardin flottant du songe », Festival International des Jardins, 2016 – © Eric Sander_2
« Vivre au jardin », Festival International des Jardins, 2016 – © Eric Sander

« Vivre au jardin » : Est ici représenté le fantasme qu’a l’humanité de vivre au sein d’une nature ayant repris tout ses droits. Ce jardin est structuré comme une habitation, avec des plantes utiles à la consommation humaine et un mobilier recouvert de miroirs se fondant dans le paysage.

 

Outre le Festival des jardins, le Domaine de Chaumont-sur-Loire propose cinq « cartes vertes » à des designers, architectes ou artistes n’appartenant pas au monde du paysagisme. De plus, huit jardins classés « Jardins remarquables » sont ouverts toute l’année et présentent chacun un thème différent : le jardin potager, le jardin des enfants, le parterre du Château, la roseraie blanche, le jardin miroir et la parcelle du Goualoup.

parc_goualoup-3 parc_goualoup-5

 

L’art des jardins se développe en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, en grande partie grâce aux jardins des châteaux de Vaux-le-Vicomte et Versailles. André Le Nôtre, devenu paysagiste de Louis XIV, a créé ces jardins comme une architecture. En effet, les jardins « à la française » sont caractérisés par des lignes symétriques, selon les principes de la géométrie, la perspective et l’optique. Le jardin « à la française » se distingue du jardin « à l’anglaise » où la nature est moins bridée. Aux XIXe et XXe siècles l’art des jardins se veut populaire, l’idée est celle d’espaces vert collectifs et de jardins publics. Les jardins privés sont quant à eux très diversifiés : jardins naturalistes laissant à la nature une certaine liberté, jardins tropicaux, jardins exotiques, etc.

 

Ces espaces, du jardin « à la française » au jardin zen en passant par les jardins publics, ont toujours inspiré les artistes. Les peintres et graveurs du XVIIIe siècle ont aimé à représenter ces jardins de châteaux démesurés comme cette vue d’optique du jardin de Versailles ou ces gravures représentant des jardiniers au travail. Aujourd’hui, l’art des jardins fascine encore les artistes et notamment les photographes. Ils sont nombreux à avoir immortalisé ces paysages, du jardin des Tuileries par Henri Cartier-Bresson au jardin de Kenrakuen au Japon.

Retrouvez ces gravures, livres et photographies sur Auction.fr !

Alice P.

Enregistrer

Enregistrer