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CARAMBOLAGES, l’exposition détonante !

Le Grand Palais débute l’année avec une grande exposition au sujet et au nom surprenant : Carambolages. Sous cet intitulé original se cache une manifestation qui l’est d’autant plus, tant elle souhaite casser les codes des expositions traditionnelles.

Alain Fleischer – Plis et replis du rêve – 2015 – © Fleischer – © Adagp, Paris 2016

Du 02 Mars au 04 Juillet 2016, le curateur Jean-Hubert Martin propose une exposition inédite où l’approche de l’art est totalement décloisonnée. Les œuvres sont extraites du contexte dans lequel elles ont été créées, pour être confrontées à d’autres artefacts étrangers. Oubliées les exhibitions chronologiques ou thématiques caractéristiques des musées, ici les objets d’art sont présentés dans une volonté d’association où seule l’interprétation du visiteur compte.

Plus de 180 objets d’art de toutes époques et toutes cultures sont mis en parallèle et proposent une nouvelle lecture au visiteur. Les œuvres d’art dialoguent entre elles, chacune dépendant de la précédente et annonçant la suivante, un détail de l’une faisant penser à celui de l’autre. Le rapport entre les œuvres ne se fait pas au travers d’une époque ou d’une culture mais selon le lien que le visiteur peut faire entre ces artefacts. Ces œuvres trouvent ici un nouveau sens grâce à l’interprétation du visiteur. L’œuvre d’art est comprise pour elle-même et non plus comme le produit d’une époque ou d’une civilisation.
École française – Louis-Antoine de Gontaut, duc de Biron, en paon – XVIIIe s – © RMN-Grand Palais (Château de Versailles) / Hervé Lewandowski

 

Idole aux yeux, région du Haut Tigre, nord de la Mésopotamie – IVe millénaire av. J.-C. – © Photo Studio Ferazzini-Bouchet, musée Barbier-Mueller Nicola Van Houbraken – Autoportrait – vers 1720 – © Gabinetto Fotografico della Ex Soprintendenza e del Polo Museale della città di Firenze

 

L’exposition souhaite s’adresser à un large public, notamment à ceux n’ayant aucune connaissance en histoire de l’art. Ici la visite se fait de façon sensorielle et individuelle, il suffit de se laisser guider par son imagination et sa propre interprétation des œuvres d’art. La scénographie aide beaucoup dans cette découverte de l’exposition. Des meubles placés en parallèle au centre de la salle servent de support aux objets d’art, les cartels sont quant à eux absents de cet accrochage. Seule une tablette numérique présentant les œuvres et offrant une explication possible en fin de panneau donne une piste de lecture au visiteur. Le but ici est de laisser libre cours à l’interprétation du spectateur qui peut alors pleinement entrer dans le jeu proposé par le curateur de cette exposition … pas comme les autres.

Anonyme flamand – Diptyque satirique – 1520-1530 – © Collections artistiques de l’Université de Liège

 

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Alice P.